Les tensions entre le gouvernement britannique et l'Union européenne concernant les contrôles à la frontière maritime nord-irlandaise s'intensifient à nouveau, et une réunion d'urgence est prévue mercredi. Le président américain Joe Biden a appelé le Premier ministre britannique Boris Johnson à respecter les accords préalablement conclus avec l'UE.
Les Britanniques souhaitent en réalité se débarrasser des accords sur la position douanière de l'Irlande du Nord, mais la patience européenne à leur égard semble s'épuiser. L'Europe et Londres ont choisi au début de cette année d'éviter une « frontière dure » sur l'île d'Irlande.
Pour empêcher que des marchandises ne soient introduites et exportées via l'Irlande du Nord vers l'Angleterre sans contrôle, des inspections douanières devaient être mises en place dans les ports nord-irlandais. Cela entraîne des retards dans l'approvisionnement des magasins en Irlande du Nord.
Les rayons des magasins peu fournis et les importations compliquées de denrées alimentaires du Royaume-Uni alimentent en Irlande du Nord les critiques contre l'UE. Le ministre du Brexit David Frost accuse l'Europe d'une « inflexibilité bureaucratique ». Frost, qui a lui-même négocié le traité de séparation, affirme qu’il ignorait les conséquences que les accords sur l'Irlande du Nord entraîneraient.
Frost demande à l'Europe de faire preuve de bon sens et d'autoriser davantage de flexibilité pour le commerce entre l'Irlande du Nord et le Royaume-Uni. Le président américain Joe Biden, qui se rendra à Londres à la fin de cette semaine pour le sommet économique des pays du G7, affirme que les partenaires commerciaux doivent respecter les accords antérieurs. Biden, descendant d'Irlandais émigrés aux États-Unis, soutient ainsi les autorités irlandaises et européennes.
En mars, le gouvernement britannique a décidé unilatéralement et sans consultation de reporter au moins jusqu’en octobre les contrôles produits et douaniers. Mais la mise en œuvre technique rencontre également des difficultés. Les bases de données pour les contrôles douaniers ne sont toujours pas connectées. Non seulement la structure informatique fait défaut, mais il y a aussi un personnel insuffisamment formé pour effectuer les contrôles.

