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Les procureurs veulent un interrogatoire vidéo anonyme d’un témoin dans l’affaire MH17 au tribunal

Iede de VriesIede de Vries

L’identité de treize témoins dans l’affaire MH17 restera secrète. Selon le juge d’instruction, ces témoins ont droit à une protection car ils peuvent se sentir menacés ou en danger. Selon le ministère public, il existe « des risques considérables pour les témoins ».

Peu d’informations ont encore été divulguées sur le statut de ces « témoins anonymes ». On ne sait pas s’ils vivent encore en Ukraine ou en Russie, ou s’ils ont été relogés ailleurs avec l’aide des Pays-Bas. Leurs déclarations sont essentielles à la charge contre les quatre accusés actuels, et possiblement aussi pour de futurs nouveaux suspects.

Il n’est pas non plus clair si, en tant que témoins « anonymes », ils bénéficient de la même protection que les « témoins clés » dans des affaires pénales néerlandaises classiques (de grande envergure). Ces derniers bénéficient parfois d’une indemnisation financière (importante) pour perte de revenus ou préjudice subi, voire d’une nouvelle identité et d’une protection rapprochée.

Fait remarquable, la plupart des témoins protégés ont été entendus uniquement en 2019, par un juge d’instruction néerlandais. Leurs témoignages ont été enregistrés sur vidéo, avec les témoins rendus méconnaissables à l’image. Pendant ces interrogatoires, les trois procureurs néerlandais (« les poursuivants ») et les avocats des accusés (« la défense ») n’étaient pas présents.

Pour un témoin, la demande de garder son identité secrète a été refusée par le tribunal. Le juge d’instruction estime que ce témoin pourrait se sentir menacé par son témoignage, mais il est pratiquement impossible de garantir son anonymat. Ce que cela signifie exactement reste flou. Il n’est pas non plus certain que ce témoin devra comparaître devant le tribunal.

Les trois procureurs ont demandé au tribunal de dresser un « résumé » de l’interrogatoire vidéo du témoin M58. Celui-ci a récemment révélé son identité lui-même, mais son statut reste celui d’un témoin anonyme dans le procès. Selon les procureurs, ce suspect était lui-même présent lors du tir du missile BUK et a vu et rencontré plusieurs fonctionnaires russes.

Les procureurs veulent également interroger plus en détail cinq autres témoins anonymes, éventuellement à nouveau de manière anonyme devant un juge d’instruction, à condition que procureurs et avocats puissent soumettre leurs questions par écrit au préalable. Cela permettrait de rendre une plus grande part des preuves sous-jacentes publiques. Cela contribuerait aussi à réfuter partiellement la critique que la majeure partie des preuves, anonymes, serait « suspecte ».

Les sept avocats des proches des victimes ont également plaidé devant le tribunal pour que davantage de preuves soient rendues publiques. Cela offrirait aux familles en deuil une meilleure compréhension de ce qui s’est réellement passé le 17 juillet 2014, cette date fatidique.

Le ministère public souhaite en outre que le tribunal MH17 à Schiphol visite la reconstitution du Boeing abattu. Les débris de l’avion malaisien abattu dans l’est de l’Ukraine ont été transférés aux Pays-Bas en 2015 pour l’enquête JIT et sont actuellement partiellement reconstitués dans un hangar de la base aérienne de Gilze-Rijen.

Les trois procureurs ont fait cette proposition de visite lors du deuxième jour d’audience du procès des quatre accusés. Selon eux, il est essentiel que les juges se fassent « une idée complète des dégâts » par eux-mêmes. Le ministère public veut que le tribunal décide rapidement si cette visite aura lieu. Elle pourrait éventuellement avoir lieu en juin, au début de la deuxième partie du procès. Un troisième bloc d’audiences est prévu début septembre, et une troisième phase en février prochain.

Cet article a été écrit et publié par Iede de Vries. La traduction a été générée automatiquement à partir de la version néerlandaise originale.

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