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Pas de nouvelles pour l'Ukraine de l'Occident concernant l'OTAN et Nord Stream

Iede de VriesIede de Vries
Le président Joe Biden rencontre le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, mercredi 1er septembre 2021, à Washington. (Photo AP/Evan Vucci)

Le président américain Joe Biden a promis un soutien financier supplémentaire à l'Ukraine dans le conflit militaire en cours contre la Russie. Il s'agit de 60 millions de dollars en nouveau matériel militaire pour la lutte contre les rebelles soutenus par Moscou dans l'est de l'Ukraine.

Mais Washington n'a offert aucune perspective d'adhésion à l'OTAN au président ukrainien Zelensky.

Depuis 2014, les États-Unis ont déjà promis 2,1 milliards d'euros d'aide à l'Ukraine. Cette année, le total atteint déjà 334 millions, selon une déclaration conjointe.

Le conflit armé dans la région orientale ukrainienne du Donbass est désormais « gelé » depuis plus de six ans. Environ 14 000 personnes ont perdu la vie et chaque année la réintégration devient de plus en plus difficile, à mesure que les autorités séparatistes et leurs soutiens russes s'enferment plus profondément dans la région.

Cette situation sécuritaire est étroitement liée à la quête de longue date de Kiev pour adhérer à l'OTAN. Ce serait la dernière pièce du puzzle qui protégerait le pays contre une nouvelle agression russe. L'absence totale de progrès ces sept dernières années a toutefois engendré de la frustration en Ukraine, qui se considère comme la première ligne de défense de l'Europe contre la Russie.

L'OTAN a inscrit l'Ukraine l'an dernier sur la liste des six pays ayant le statut de « Partenaires avec des opportunités renforcées », mais Zelensky juge cela largement insuffisant pour garantir sa souveraineté.

Par ailleurs, Biden a aussi clairement signifié à Zelensky que Washington ne s'oppose plus à la construction de Nord Stream 2, le nouveau gazoduc et oléoduc russe nordique vers l'Europe de l'Ouest.

L'approbation implicite de ce projet a été mal accueillie en Ukraine. Leur crainte repose sur le fait que la Russie pourra bientôt contourner l'Ukraine dans ses livraisons vers le lucratif marché européen. Jusqu'à présent, celles-ci passent par les conduites russes méridionales via l'Ukraine, pour lesquelles Moscou verse chaque année à Kiev des milliards de redevances. De plus, Kiev peut « menacer » de couper ces livraisons.

Biden et la chancelière allemande sortante Angela Merkel ont déjà établi un « accord » qui permettrait d'imposer de nouvelles sanctions à la Russie si Moscou « arme » le gazoduc contre l'Ukraine.

Les tentatives de l'Ukraine pour rejoindre l'OTAN et l'Union européenne ont souvent échoué en raison des inquiétudes concernant la corruption débridée dans le pays. Sans réformes substantielles et une lutte ferme contre la corruption dans la politique ukrainienne, les espoirs ukrainiens d'une intégration complète à l'Europe de l'Ouest risquent de rester vains.

Cet article a été écrit et publié par Iede de Vries. La traduction a été générée automatiquement à partir de la version néerlandaise originale.

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