La réduction existante sur le prix du diesel pour les tracteurs et les véhicules agricoles est également supprimée, bien que le ministre de l’Agriculture Cem Özdemir (Les Verts) ait promis jusqu’à la semaine dernière de maintenir cette réduction de l’UE appréciée des agriculteurs. Özdemir rejette la faute sur le ministre des Finances Christian Lindner (FDP). La responsabilité des subventions au diesel agricole et des exemptions pour les véhicules agricoles et forestiers incombe au ministère fédéral des Finances.
La suppression de la subvention diesel pour le secteur agricole a suscité une indignation politique remarquable. Özdemir est désormais accusé de manquement à la parole tant au parlement que par le secteur agricole.
Des organisations agricoles, dont la Landwirtschaftliche Sozialversicherung (LSV), ont averti la semaine dernière des graves conséquences de ces mesures d’austérité pour les agriculteurs et les exploitations agricoles. Elles remettent en question la viabilité de leur exploitation face à la hausse des coûts du carburant.
La Cour constitutionnelle fédérale de Karlsruhe a jugé début décembre qu’une couverture proposée dans le budget pluriannuel allemand issue des fonds de relance Covid n’était pas permise. Pour la transition vers une utilisation accrue des énergies durables et l’isolation des logements, la « coalition feu tricolore » souhaitait réserver plusieurs dizaines de milliards d’euros.
En conséquence, le chancelier fédéral Olaf Scholz (SPD), le ministre de l’Économie Robert Habeck (Les Verts) et le ministre des Finances Christian Lindner (FDP) ont dû chercher des économies sur les investissements envisagés ainsi qu’augmenter les impôts et contributions. Ces dernières semaines, la coalition à trois partis composée de sociaux-démocrates, libéraux et Verts a été sous tension maximale. La semaine prochaine, les nouvelles mesures d’austérité allemandes seront discutées au Bundestag à Berlin.

