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Le chancelier Merz désapprouve les discussions du PPE avec l'extrême droite/l'AfD

Iede de VriesIede de Vries
De nouvelles révélations sur la collaboration entre le centre-droit et l'extrême droite au Parlement européen provoquent de nouvelles tensions politiques à Bruxelles. Le chancelier allemand Merz rejette clairement la responsabilité de cette collaboration avec l'extrême droite sur le chef de groupe du PPE (allemand), Manfred Weber.
Merz rejette la collaboration du PPE avec des partis d'extrême droite sur la politique migratoire.

Le plus grand groupe au Parlement européen a collaboré plus étroitement avec des partis d'extrême droite que ce qui était auparavant connu et nié jusqu'à présent. Il s'agissait d'une coordination entre des politiciens du PPE et la fraction patriotique d'extrême droite autour de propositions visant à durcir la politique migratoire européenne.

Cette collaboration ne s'est pas limitée au comportement de vote, mais s'est également déroulée via une communication directe préalable. Des eurodéputés et des collaborateurs ont échangé dans un groupe WhatsApp et ont eu par ailleurs des rencontres personnelles pour discuter des propositions, comme il a été révélé.

Camps d'accueil

Les projets de loi préparés concernaient notamment des plans pour transférer les demandeurs d'asile déboutés vers des camps d'accueil dits extérieurs à l'Union européenne. Cette proposition a ensuite été adoptée au Parlement, au grand dam du député européen néerlandais libéral Malik Azmani (Renew/VVD). En sa qualité de rapporteur au Parlement européen, il avait élaboré ces dernières années un projet de texte tempéré qui a finalement été rejeté à la dernière minute par les chrétiens-démocrates.

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Des représentants des fractions d'extrême droite, dont le parti allemand AfD fait partie, étaient également impliqués dans les discussions préparatoires. La coordination allait au-delà de simples consultations occasionnelles. La collaboration avec l'extrême droite est particulièrement sensible en Allemagne; l'AfD y est devenue le troisième parti lors des récentes élections dans plusieurs grands Länder.

Désapprobation

Le chef de groupe du PPE, Manfred Weber, a déclaré dans une communication à la presse allemande qu'il n'était pas au courant des échanges entre les membres de son groupe, leurs collaborateurs et d'autres fractions. Ceci contraste avec ses déclarations antérieures dans lesquelles il affirmait qu’il n’y avait aucune collaboration avec l’extrême droite. Il avait également parlé auparavant d’une ligne claire face aux partis qu'il considérait comme des opposants à l'Union européenne.

Selon Weber, il n’a pas donné son accord pour la participation à de tels groupes de discussion. Le chancelier allemand Friedrich Merz a réagi vivement et a condamné cette situation. Il a souligné que la coopération avec l'extrême droite n'était pas souhaitable et devait cesser immédiatement.

Sanctions

Selon Merz, la responsabilité incombe désormais à Weber. Celui-ci doit veiller à ce que de telles pratiques prennent fin et déterminer s’il faut prendre d'autres mesures suite à ce qui s’est passé. Récemment, Weber a infligé des sanctions à deux eurodéputés néerlandais (agricoles) qui ne respectaient pas les accords de groupe visant à ne pas soutenir les motions de censure contre la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.

Ces deux membres néerlandais du groupe se sont vu interdire de prendre la parole en commission et au Parlement pendant six mois, n’ont pas bénéficié de temps de parole et ont depuis quitté le groupe en colère pour rejoindre la fraction conservatrice ECR.

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Cet article a été écrit et publié par Iede de Vries. La traduction a été générée automatiquement à partir de la version néerlandaise originale.

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