Au cours des quarante dernières années, un oiseau nicheur sur six a disparu en Europe. Depuis 1980, environ 600 millions d’oiseaux ont disparu, principalement le moineau domestique, suivi du bergeronnette printanière, de l’étourneau sansonnet et de l’alouette des champs.
Une grande partie de ce déclin s’est produite dans les années 1980 et 1990, mais se poursuit jusqu’à aujourd’hui, selon une recherche récente.
Des scientifiques de la Royal Society for the Protection of Birds, de BirdLife International et de l’Institut tchèque d’ornithologie ont étudié 378 des 445 espèces d’oiseaux nicheurs européens. De 1980 à 2017, l’étude estime que près de 900 millions d’oiseaux ont disparu, mais on observe également une augmentation de 340 millions pour certaines espèces, ce qui porte la perte nette entre 560 et 620 millions.
L’étude est basée sur des données issues des rapports soumis par les États membres de l’UE à la Commission européenne conformément à la directive européenne sur les oiseaux. La plus forte baisse concerne les oiseaux associés aux terres agricoles et aux prairies.
La population du moineau domestique a diminué de 247 millions, celle de la bergeronnette printanière de 97 millions, l’étourneau sansonnet a chuté de 60 %, soit environ 75 millions, et les alouettes des champs ont diminué de 68 millions.
Selon l’étude, ce fort déclin est principalement dû aux changements dans les politiques et la gestion agricoles. Les raisons du recul du moineau domestique en milieu urbain restent cependant inconnues. Cela pourrait être lié à des manques de nourriture, à la propagation de maladies ou aux effets de la pollution atmosphérique.
Grâce à différentes mesures de protection des espèces d’oiseaux, le rythme du déclin a ralenti durant la dernière décennie. Cela a permis une augmentation des effectifs chez sept espèces de rapaces.

