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Coûts alimentaires plus élevés en raison de l'interdiction d'importation des résidus chimiques par l'UE

Iede de VriesIede de Vries
Un projet visant à renforcer les exigences concernant les pesticides sur les aliments importés pourrait augmenter les prix alimentaires en Europe. Le café et les agrumes pourraient notamment devenir plus chers, mais les agriculteurs de l’UE pourraient partiellement accroître leur production et leur commercialisation.
Des règles européennes plus strictes sur les pesticides pourraient entraîner une hausse des prix alimentaires.

La Commission européenne examine un resserrement des limites autorisées des résidus de certains pesticides sur les produits provenant de pays hors UE. Il s'agit de substances interdites dans l’UE en raison de risques pour la santé ou l’environnement, mais dont des traces sont encore tolérées sous certaines conditions sur les produits importés.

Bruxelles souhaite empêcher que des substances interdites au sein de l’UE reviennent sur le marché européen via les produits agricoles importés. Le système actuel permet certaines traces de résidus dès lors qu’elles ne présentent pas de danger pour les consommateurs. La nouvelle approche pourrait en outre viser des substances prohibées en raison de risques sanitaires ou environnementaux plus larges.

International

Cette mesure suscite une opposition internationale. Les États-Unis, le Canada, le Brésil et l’Australie ont notamment exprimé leurs inquiétudes. La question a également été soulevée au sein de l’Organisation mondiale du commerce. Les partenaires commerciaux avertissent que des normes européennes plus strictes risquent de compliquer l’accès au marché de l’UE et de perturber les flux commerciaux et d'approvisionnement internationaux.

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Des chercheurs de la Commission européenne ont récemment calculé ce qu’il pourrait se passer si les quantités autorisées étaient ramenées à un niveau techniquement nul. Dans divers scénarios, on observe le même schéma : les importations de produits agricoles diminuent, la production de ces produits au sein de l’UE augmente, et les consommateurs paient des prix plus élevés.

Conséquences

L’ampleur de ces conséquences dépend principalement de la réaction des producteurs hors Europe. Si les agriculteurs étrangers adaptent leur production aux nouvelles exigences, les effets restent plus limités. S’ils ne le font pas ou très peu, les conséquences sur les prix alimentaires et les flux commerciaux au sein des pays de l’UE peuvent être nettement plus importantes.

Café plus cher

Le scénario le plus extrême illustre à quel point cette différence peut être marquée. Si les producteurs étrangers ne s’adaptent pas du tout, le prix du café pourrait augmenter de 332 % et celui des agrumes de 82 %. Dans ce cas hypothétique, l’importation agricole totale de l’UE diminuerait de 41 %.

Le degré de rigueur des nouvelles règles n’est pas encore fixé. La Commission n’a pas encore décidé définitivement quels pesticides seront concernés et indique vouloir évaluer les substances une par une. Elle doit également prendre en compte la sécurité alimentaire et les répercussions internationales. La proposition doit par ailleurs encore suivre le processus législatif européen.

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Cet article a été écrit et publié par Iede de Vries. La traduction a été générée automatiquement à partir de la version néerlandaise originale.

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