Les pays de l'UE sont de plus en plus confrontés à l'importation notamment de voitures électriques bon marché, panneaux solaires et éoliennes chinois. Les tensions entre l'Union européenne et la Chine continuent ainsi de s'intensifier. La crainte grandit que la relation économique entre ces deux grandes puissances économiques n'entre dans une nouvelle phase plus difficile.
Guerre commerciale
La Commission européenne semble déterminée à poursuivre des mesures visant à mieux protéger les entreprises européennes de la concurrence chinoise. Bruxelles ne semble pour l’instant pas dissuadé par les avertissements concernant d’éventuelles représailles chinoises. En même temps, les mises en garde selon lesquelles les développements actuels pourraient déboucher sur une guerre commerciale plus large se font de plus en plus entendre.
Une source majeure d'inquiétude est le large déficit commercial de l'Union européenne avec la Chine. Les pays européens importent beaucoup plus de biens en provenance de la Chine que l’inverse. Ce déséquilibre ne cesse d’augmenter selon les décideurs et entreprises européens. L'importation de produits industriels chinois reste au cœur de ce déséquilibre.
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Concurrence
Selon de nombreux politiciens européens et représentants du secteur privé, la concurrence venue de Chine exerce une pression croissante sur les industries européennes. Cependant, il n'y a pas d'accord total au sein de l'Union européenne sur la meilleure façon d'agir. Certains États membres estiment que l'Europe doit intervenir plus rapidement et plus fermement pour protéger son industrie nationale. Ils réclament davantage de mesures pour limiter les conséquences de la concurrence chinoise.
La France et l'Italie figurent parmi les pays qui s’expriment clairement en faveur d’une ligne plus dure. Ils avertissent que les entreprises européennes auront de plus en plus de difficultés à rivaliser avec les producteurs chinois et estiment que l'Europe doit défendre avec plus de vigueur ses intérêts économiques.
Plus prudents
D’autres pays observent les nouvelles mesures commerciales avec plus de prudence. L'Allemagne est souvent citée comme l’un des pays de l’UE les plus réservés. Cela s’explique notamment par le fait que beaucoup d’entreprises allemandes ont des intérêts économiques importants dans le commerce avec la Chine. Une nouvelle détérioration des relations pourrait aussi avoir des conséquences pour les exportateurs européens.
Le débat sur la Chine occupe donc une place de plus en plus importante à l’agenda politique européen. Tandis que certains pays insistent pour une protection accrue de l’économie européenne, d’autres soulignent l’importance de la prudence afin d’éviter une escalade. L’Union européenne est ainsi confrontée au défi de trouver une voie commune dans une relation qui reste d’une grande importance économique autant pour l’Europe que pour la Chine.

