L’Union européenne a également averti à plusieurs reprises, ces dernières semaines, les autorités géorgiennes de ne pas adopter cette loi qualifiée de pro-russe. Celle-ci pourrait compromettre les ambitions européennes de Tbilissi. La Géorgie est en effet pressentie pour entamer des négociations d’adhésion avec Bruxelles.
Malgré tout, le parti au pouvoir Rêve géorgien a adopté la loi la semaine dernière. Des dizaines de milliers de manifestants craignent que l’ex-république soviétique ne s’éloigne de sa voie pro-occidentale et ne retourne dans la sphère d’influence russe.
Selon des sondages récents, plus de trois quarts de la population souhaitent que le pays rejoigne l’Union européenne et l’OTAN. « Aujourd’hui, j’ai opposé un veto à cette loi, essentiellement russe et contraire à notre constitution », a déclaré la présidente Zourabichvili dans une allocution télévisée. Cette loi présente de nombreuses similitudes avec la législation russe utilisée pour faire taire les opinions dissidentes.

