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Le Sénat australien hésite à conclure un accord commercial avec l’UE

Iede de VriesIede de Vries
L’accord de libre-échange entre l’Australie et l’Union européenne risque d’échouer en raison de l’opposition conservatrice. Le gouvernement du Premier ministre Albanese pourrait avoir besoin des dix sièges des Verts au Sénat pour faire approuver cet accord.
Le Sénat australien hésite sur l’accord commercial controversé avec l’Union européenne. — Photo: (EU)

Le Premier ministre Albanese et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont conclu un accord commercial en mars, après huit ans de négociations. Cet accord doit considérablement étendre les échanges mutuels, mais doit encore être examiné par le parlement australien. Les dispositions concernant spécialement l’agriculture et le climat suscitent une résistance politique.

Opposition divisée

L’Australie n’a jamais laissé un accord de libre-échange être rejeté par le parlement. Cela menace de se produire pour la première fois. L’opposition conservatrice estime que les agriculteurs australiens n’obtiennent pas un accès suffisant au marché européen. Les droits d’importation européens en vigueur sur l’acier australien restent également une objection majeure.

Au sein de la coalition conservatrice composée des Libéraux et des Nationals, il y a un désaccord sur la ligne à suivre. Le chef des Nationals, Matt Canavan, souhaite bloquer l’accord avec l’UE. Les Libéraux restent prudents pour le moment. Leur porte-parole financier Tim Wilson souligne que la législation finale n’est pas encore disponible.

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Les Verts

Cela pourrait remettre la décision entre les mains des Verts. Le parti travailliste au pouvoir n’a pas la majorité au Sénat et dépend, sans le soutien des conservateurs, des dix sénateurs verts. Ceux-ci n’ont cependant pas encore pris position. 

Le ministre du Commerce Don Farrell refuse par ailleurs de reprendre les négociations avec Bruxelles. Selon lui, l’accord est définitif et le parlement doit choisir entre acceptation et rejet. Il avertit que l’Australie se porterait économiquement préjudice en refusant l’accord. Il appelle également les entrepreneurs à faire pression sur l’opposition.

Exportation de viande

Ce sont surtout les éleveurs australiens qui estiment que les nouvelles mesures commerciales leur profitent trop peu. L’accord prévoit un accès pour 35 000 tonnes de viande de bœuf et 30 851 tonnes de viande d’agneau et de mouton sur le marché européen, avec une expansion progressive sur sept à dix ans. Les organisations agricoles jugent ces quantités insuffisantes, notamment à cause des subventions agricoles européennes.

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Normes environnementales

Les clauses climatiques provoquent aussi des divisions politiques. L’opposition conservatrice s’oppose aux normes environnementales européennes et aux normes carbone. Les Verts sont plus favorables à ces accords, mais cela ne signifie pas pour autant qu’ils soutiendront intégralement l’accord commercial. Les désaccords au sein de l’opposition rendent l’issue parlementaire incertaine.

D’autres secteurs industriels australiens y voient au contraire de grands avantages. Le secteur minier attend un meilleur accès aux acheteurs européens de minéraux importants. Par ailleurs, l’Europe veut abolir les droits d’importation sur le vin, les produits de la pêche et plusieurs produits agricoles. L’Australie supprime en retour ses droits d’importation sur les voitures, vêtements et denrées alimentaires européens.

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Cet article a été écrit et publié par Iede de Vries. La traduction a été générée automatiquement à partir de la version néerlandaise originale.

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