C'est la première fois que des règles pénales communes à toute l'UE concernant la corruption sont établies. L'accord fixe que tous les pays utiliseront les mêmes définitions pour différentes formes de corruption. Cela s'appliquera également à la corruption active, au détournement de fonds et à l'entrave à la justice. Des peines minimales seront également instaurées ; cependant, les juges pourront infliger des peines plus sévères.
Il y a plusieurs années que le Parlement européen et les pays européens n'avaient pas franchi une étape concrète dans le renforcement de l'État de droit. Au départ, il semblait peu probable qu'un accord soit trouvé. Le gouvernement italien, entre autres, a exprimé de fortes réserves à l'égard de la nouvelle loi européenne et a pu compter pendant un certain temps sur le soutien d'autres pays.
Au départ, le Parlement européen souhaitait inclure beaucoup plus dans l'accord, mais les pays n'étaient pas disposés à le faire. Néanmoins, la députée européenne néerlandaise García Hermida-van der Walle (D66/Renew), qui a été principale négociatrice sur ce dossier ces derniers mois, se réjouit de cet accord renforçant la lutte contre la corruption.

