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L’Ukraine souhaite que Bruxelles décide cette année de son adhésion

Iede de VriesIede de Vries
L'Ukraine veut que sa préparation à l'adhésion à l'Union européenne soit accélérée, éventuellement dès cette année. Kyiv tente de gérer simultanément plusieurs aspects des négociations, mais doit encore réaliser d'importantes réformes.
Zelenskyy insiste pour une adhésion accélérée de l’Ukraine à l’UE cette année.Photo: Pexels

Le président Volodymyr Zelenskyy souhaite éviter que les différentes phases du processus d'adhésion ne s'éternisent pendant des années. Son gouvernement travaille donc sur un programme pour une procédure accélérée. Les réformes dans plusieurs domaines devraient être menées en parallèle au lieu d'attendre que chaque étape soit totalement achevée.

Le vice-Premier ministre Vsevolod Chentsov estime que l'Ukraine pourra ouvrir tous les volets des négociations cet automne et les conclure d'ici fin 2027. Selon lui, il n'existe plus d'obstacles techniques à l'ouverture des derniers chapitres, et les travaux préparatoires sont achevés. Il qualifie ce calendrier d'ambitieux mais réaliste.

Réformes

Cependant, l'adhésion n'est pas encore une certitude. Plusieurs pays de l’UE insistent sur le fait que l’Ukraine doit satisfaire aux conditions exigées. Les réformes de l’état de droit et la lutte contre la corruption sont particulièrement importantes. Il ne s’agit pas seulement de nouvelles lois : Bruxelles veut aussi voir que ces règles sont effectivement appliquées et que les institutions fonctionnent de manière indépendante.

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C’est précisément là que l’Ukraine accuse encore un important retard. Des réformes et investissements liés au soutien financier européen représentent désormais 7,35 milliards d’euros. Les obligations non remplies concernent notamment la fonction publique, le marché de l’électricité, la lutte contre la corruption et la nomination des procureurs publics.

Corruption

La corruption reste également un obstacle majeur. Au sein de l’UE, des inquiétudes subsistent quant à l’adhésion tant que l’Ukraine ne montre pas suffisamment de progrès dans ce domaine. Kyiv doit non seulement adapter sa législation aux normes européennes, mais démontrer que ces lois fonctionnent sur le terrain. L’indépendance des institutions chargées de lutter contre la corruption joue un rôle essentiel.

Agriculture

Un deuxième dossier complexe concerne l’agriculture. En adhérant, l’Ukraine devra aussi adapter sa législation agricole aux règles européennes. La taille du secteur agricole ukrainien et ses conséquences sur la concurrence ainsi que sur les aides agricoles européennes suscitent une certaine réticence chez certains pays membres. L’agriculture pourrait ainsi rester un élément clé des négociations.

Question de sécurité

Kyiv est par ailleurs confronté à une énorme opération législative. Selon Chentsov, 1 699 lois doivent être adoptées et environ 300 projets de loi approuvés. L’Ukraine affirme avoir désormais une vision claire de tout le travail nécessaire. Parallèlement, des solutions sont recherchées pour approfondir la coopération avec l’UE avant même l’adhésion finale.

Zelenskyy présente aussi l’adhésion comme un enjeu de sécurité pour l’Europe. Cette idée est partagée au sein de l’UE, mais elle ne supprime pas les conditions existantes. Chentsov rejette donc l’idée que l’Ukraine demande une procédure plus facile : selon lui, le processus peut s'accélérer grâce à une conduite simultanée des travaux, tout en respectant les critères requis.

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Cet article a été écrit et publié par Iede de Vries. La traduction a été générée automatiquement à partir de la version néerlandaise originale.

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