IEDE NEWS

Marine néerlandaise vers le Golfe Persique ; aussi au large de la Libye ?

Iede de VriesIede de Vries

Une frégate néerlandaise quitte mardi le port militaire de Den Helder pour le Golfe Persique dans le cadre d’une mission d’environ cinq mois. La frégate assurera la surveillance de la situation de sécurité maritime dans la région du Golfe. Par ailleurs, au sein du parlement néerlandais, des voix s’élèvent pour que des navires de guerre participent également à la réactivation d’une mission navale de l’UE au large des côtes libyennes.

Dans le détroit d’Hormuz et la région du Golfe, plusieurs incidents graves se sont produits l’an dernier au large de l’Iran, au cours desquels six pétroliers ont été lourdement endommagés et deux ont été retenus pendant un certain temps. Cela a conduit à une montée des tensions entre l’Iran et les États-Unis.

C’est pourquoi les pays européens ont refusé de participer à une mission sous commandement militaire américain. À l’initiative de la France, plusieurs pays d’Europe occidentale lancent désormais une mission destinée à renforcer la sécurité maritime dans la région. Cette décision a été prise il y a plusieurs semaines.

Depuis que la semaine dernière, à Berlin, plusieurs pays ont convenu d’un fragile cessez-le-feu en Libye, un contrôle international est de nouveau jugé nécessaire dans les eaux au large de la Libye. Lors de cette conférence à Berlin, différents pays ont convenu dimanche dernier de ne plus apporter de soutien militaire aux parties belligérantes et de travailler à un cessez-le-feu.

Jusqu’à il y a quelques années, une petite flotte européenne assurait la surveillance du trafic croissant de passeurs dans la région. Parce que les navires européens interceptaient principalement des migrants dans de petites embarcations pour les transférer à terre en Europe, l’opération européenne Sophia a été interrompue à cette époque.

Depuis la chute du dictateur Kadhafi en 2011, la Libye est plongée dans le chaos. Des milices se battent pour le pouvoir et reçoivent armes et soutien politique de plusieurs grands pays. Les troupes du général Haftar contrôlent presque toute la Libye et bénéficient du soutien de la Russie, de l’Arabie saoudite et de l’Égypte. Le gouvernement officiel, soutenu par des troupes turques et certains pays européens, est en difficulté et ne contrôle plus que la région autour de la capitale Tripoli.

Les pays de l’UE n’ont pas encore pris de décision concernant leur rôle dans la surveillance de l’embargo sur les armes et du cessez-le-feu en Libye. Il y a une semaine, les ministres des Affaires étrangères ont abordé cette question à Bruxelles. Plusieurs États membres envisagent la possibilité de participer à une mission.

Le ministre néerlandais Blok a également indiqué vouloir être « constructif ». C’est en partie pour cette raison que deux partis juniors de la coalition à La Haye font aujourd’hui campagne pour participer aussi à cette mission. Toutefois, le parti libéral majeur de la coalition, dirigé par le Premier ministre Mark Rutte, s’y oppose pour l’instant, estimant que la marine néerlandaise ne peut pas participer à deux missions simultanément.

Fin de l’année dernière, le gouvernement de coalition néerlandais avait laissé ouverte la possibilité d’envoyer un navire militaire en Méditerranée si l’opération européenne Sophia était relancée, mais à ce moment-là, il n’était pas encore décidé de partir avec les Français vers le Golfe d’Hormuz.

Cet article a été écrit et publié par Iede de Vries. La traduction a été générée automatiquement à partir de la version néerlandaise originale.

Articles connexes