Le président américain Trump a déclaré qu'il porterait les droits de douane sur les voitures et camions européens à 25 %. Cette augmentation est une réaction à ce que Trump considère comme un non-respect insuffisant par l'UE d'un nouvel accord commercial.
Trump affirme que le Parlement européen ne respecte pas l'accord commercial qu'il a conclu fin de l'année dernière avec la présidente de la Commission Von der Leyen. Les droits actuels s'élèvent à 15 %.
Ces tarifs plus élevés ciblent l'industrie automobile européenne, déjà vulnérable. En 2024, les États-Unis représentaient 22 % des exportations européennes, soit 38,9 milliards d'euros, faisant des États-Unis le deuxième plus grand marché pour ce secteur.
Promotion
Inacceptable
La hausse des droits d'importation ne concerne pas les véhicules produits aux États-Unis par les constructeurs automobiles européens. Cela semble être une tentative de stimuler les investissements étrangers aux États-Unis, selon Trump.
Un porte-parole de la Commission européenne a déclaré que l'UE prendrait toutes les mesures nécessaires pour protéger ses intérêts. La Commission a souligné que l'UE respecte ses engagements.
Bernd Lange, président de la Commission du commerce international du Parlement européen, a réagi vivement. Il a qualifié le plan de Trump d'« inacceptable » et a affirmé que l'UE doit rester claire et ferme face à ces menaces.
Guerre commerciale
Cette annonce intervient quelques semaines après que le Parlement européen a ratifié l'accord commercial, après avoir précédemment suspendu le processus d'approbation en raison des menaces antérieures de Trump.
Les conséquences futures de ces tarifs sont imprévisibles. Les experts mettent en garde contre une hausse des coûts automobiles pour les consommateurs et estiment que l'UE pourrait adopter des mesures de rétorsion, compliquant davantage les relations commerciales.
Bien que l'annonce de Trump accentue les tensions entre les États-Unis et l'UE, il n'est pas clair pourquoi il a décidé ce changement de cap. Ces dernières semaines, il a tenu plusieurs propos hostiles et dédaigneux à l'égard de « l'Europe », notamment parce qu'elle refusait de rejoindre sa guerre contre l'Iran.
Moins de militaires
Trump a également annoncé ce week-end qu'il réduirait d'environ 5 000 soldats le nombre de militaires américains en Allemagne. Cette réduction s'inscrit dans la nouvelle stratégie de sécurité américaine qu'il a dévoilée au début de l'année, après sa précédente menace d'annexer le Groenland.
Trump évoque ouvertement la possibilité de ne plus soutenir militairement ses alliés atlantique européens, tandis que les pays de l'UE spéculent de plus en plus ouvertement sur une force de défense européenne, sans les États-Unis.

